mardi 11 août 2009

La tarte aux mûres


Samedi matin, nous nous levâmes tôt, pour aller cueillir des mûres "Chez Pichot" alias Les Petits fruits de la Baie. Le temps était clément, la récolte s'annonçait abondante.

Cependant, le ramassage s'avéra plus fastidieux et autrement plus dangereux, que celui des groseilles. Les fruits extrêmement fragiles devaient être cueillis un à un, les arbustes étaient envahis par de hautes orties qui menaçaient de nous brûler à chaque instant, sans parler des multiples insectes qui nous attaquaient sans relâche.

Nous ressortîmes pourtant sains et saufs de cette opération des plus périlleuses, avec dans les bacs et portés par nos petits bras plus de 5 kilos de petites baies noires!

La tarte aux mûres
(in journal de mes expérimentations culinaires n°6)

Je me suis à nouveau inspirée, que dis-je? C'est un euphémisme! J'ai appliqué pas à pas, le plus fidèlement, la recette de la tarte aux mûres "version familiale" de Beau à la louche, blog de cuisine, dont je vous ai déjà parlé avec force de compliments et de dévotion!

Ingrédients

Pour la pâte:
  • 160 g de beurre
  • 100 g de sucre glace
  • 80 g de poudre d'amande torréfiée (grillée au four ou à la poêle, ça c'est une touche personnelle)
  • 1 zeste de citron
  • 1 œuf
  • 200 g de farine (voire un peu plus)
Pour la garniture:
  • des mûres environ 1 kg ou moins, j'avoue que je ne les ai pas pesées
  • du sucre
C'est sensiblement la même recette que pour la tarte aux abricots (dont je vous parlais ici), mais, cette fois, j'ai mis le zeste de citron et ai suivis les nouvelles proportions données par le blog Beau à la louche.

Préparation
  • Mélanger tous les ingrédients un à un dans un grand saladier
  • Former une boule, l'envelopper de papier film et laisser reposer au réfrigérateur pendant quelques heures
  • Étaler ensuite la pâte entre une feuille de papier sulfurisé et une feuille de papier-film
  • Percer le fond à la fourchette
Attention à ne pas mettre, bien évidemment, le papier film au four. Je dois dire que cette technique est absolument révolutionnaire! La pâte s'étale beaucoup plus facilement et ne colle ni sur le plan de travail, ni sur le rouleau.
  • Cuire la pâte à blanc pendant 20 minutes à 200° (10 min me semble trop peu)
  • Saupoudrer le fond de sucre et de chapelure (si les fruits sont très juteux, moi je n'en ai pas mis et beaucoup trop de jus est resté)
  • Garnir de mûres en abondance
  • Saupoudrer à nouveau de sucre
  • Mettre au four pendant 20-30 minutes à 200°
Résultat?
Délicieux! La pâte a un goût absolument divin!
Le petit, voire grand "mais": la pâte n'a pas absorbée tout le jus des mûres, difficile ensuite de la servir!

Bon appétit à tous!
PS: je suis toujours friande de vos conseils!


Photographie:

lundi 10 août 2009

Sortir du bocal et ne plus y rentrer





Je suis restée enfermée, dans mon bocal, pendant plusieurs jours.

Non, plus exactement, j'ai sauté dans mon bocal la semaine dernière, en posant simplement le couvercle au-dessus, sans le refermer. Si, j'ai fait un tour, mais c'est tout. Entrevoyant des cieux plus cléments au-dessus de ma tête, j'ai même, plus tard, dans un accès d'optimisme aigu, dévissé le couvercle et l'ai posé à côté, pas trop loin, tout de même. En cas de besoin, en cas d'urgence, il vaut mieux être prévoyant.

Sage décision. A mesure que les journées s'écoulaient, lentes, pleines de questionnements, j'ai, tout doucement, remonté le couvercle, en catimini, sans que personne ne s'en aperçoive. Le dernier jour de la semaine, je l'avais fermé hermétiquement, à double, puis triple tour: plus d'air extérieur, juste moi. Ah comme c'était bon, comme de retrouver une vielle compagne, fidèle on ne peut plus!

Mais, non, non, pas du tout. Le grand malheur s'est abattu sur moi, mélange de culpabilité exacerbée, d'avoir cédé à la tentation du couvercle et de désenchantement causé par une prise de conscience terrible de mon état allant s'aggravant, inéluctablement, avec le temps, comme dans la chanson de Mano Solo qui ne m'a plus quittée.

Non contente de m'être enfermée dans ce bocal; pour être sûre d'y rester longtemps, j'ai même posé un gros livre dessus, ainsi, j'étais assurée d'être tranquille. Un gros livre, pesant plutôt, qui parlait de quoi, justement à ce moment critique de ma vie? Vous n'y croirez pas vous-même: de la dépression, puis du suicide du frère de Denis Podalydès. Je lisais Voix-off (mais le livre ne parle pas que de ça, je vous rassure, il parle de voix comme son titre l'indique bien) et comme je le comprenais ce frère qui ne parlait plus, qui n'attendait plus rien, en colère contre tout le monde et plus encore, contre ses proches, sur lesquels il déversait en flux incessant, son aigreur et son malheur, jusqu'à ce que plus personne ne vienne le voir. Alors, je lisais et je me disais, oui moi aussi, c'est exactement pareil, je vais devenir comme lui, je suis déjà aigrie, bientôt plus personne n'osera me parler et je resterais seule au monde, sans personne et un jour, il faudra bien que je me résolve à la seule et ultime solution. Oui, celle-là, celle à laquelle vous pensez. Je lisais et c'est comme si j'étais devenu le frère de Denis Podalydès. Et puis, son père, oui son père, était terriblement colérique, comme le mien, voilà mon avenir était tout tracé.

Je me suis finalement endormie puis réveillée, au milieu de la nuit à cause d'un cauchemar atroce, de ceux qui vous enserrent la poitrine, vous empêchant de respirer. "Oh, comme je suis malheureuse. Je fais des cauchemars depuis une semaine, c'est un signe que je ne vais pas bien. Je ne vais pas bien, je vais de plus en plus mal, de plus en plus mal et ce sera de pire en pire."

Le lendemain, j'allais plus mal.

Je suis allée cueillir des mûres, petite acalmie. Et si je dévissais un peu le couvercle? Un tout petit peu alors, on ne sait jamais. Et j'ai bien fait! Arrivé le moment des achat pour le pique-nique...

- Oh, mais vous alliez faire un pique-nique? Quelle chance! J'adorerais en faire un...

Oui, oui, je ne suis pas la plus à plaindre, mais il a suffit d'un petit désaccord sur le "prendre ou ne pas prendre du fromage?" Puis le "prendre ou ne pas prendre de l'emmental?" Pour que, hop, je grimpe vite, tout en haut de mon bocal chéri et que, plus vite encore , je referme le couvercle! Ouf, sauvée! Les nuages sombres ont recouverts le tout d'une chape lourde et menaçante.

Destination: le Cap Fréhel. Pique-nique sur la plage. Grand soleil, mais grand vent, température glaciale, je garde ma polaire sur la plage, alors que tous les estivants sont en maillots de bain. Mais comment font-ils? C'est bien connu, la mauvaise humeur donne froid. Le corps se contracte et au moindre souffle d'air un peu froid, gèle. Le pique-nique s'achève. Je veux lire (autre chose) : impossible. Je veux dormir: impossible, mais je végète sans aucune difficulté. Deux longues heures passent ainsi, le vent, les vagues, les joueurs de raquettes, jeunes, bruyants, turbulents, heureux, insouciants, libres...

Je foule des pieds la lande du Cap Fréhel. J'entends les abeilles fredonner, je dévisse un peu. Je vois les couleurs magiques, le rose-mauve de la bruyère se mêlant au jaune des ajoncs. Quel spectacle splendide! Quelle orgie visuelle et olfactive! Quel ravissement des sens! La Manche nous berce et nous ravit de son bleu marin, de ses goélands, mouettes, cormorans, des strates des immenses roches de granit rose qui surgissent de ses flots. Un paysage idyllique et pourtant se déverse un flot continu de paroles, noires, cyniques, irrationnelles. Assez! Je me tais.

Retour silencieux.

A notre arrivée, on nous accueille avec moults sourires, questions, intérêt vif pour l'escapade Cap-Fréhélienne. Je dévisse, tout doucement et finit par lâcher ce satané couvercle, de toute sa hauteur.

Il suffit donc d'un sourire, d'une parole que l'on attend plus, il suffit de se savoir aimée par ceux que l'on attendait plus, pour chasser tous les nuages sombres et gorgés d'eau, pour laisser place à une brise légère!
Rien, cela ne tient à rien, un fil ténu, presque transparent. Il menace sans cesse de rompre, comme le charme. Quand il s'agit des jeux de l'esprit, il n'y a plus de raison, plus de logique. Il faut peut-être, tant que l'on en est encore capable, se laisser porter et se rappeler que les états d'âme ne durent jamais... Oscar, Oscar Wilde? C'est bien vous! Quelle joie, quel bonheur immense de vous savoir parmi nous! Grâce à vous, nous sommes certains de passer une merveilleuse soirée! Mais entrez-donc, je vous en prie! Martha, Martha! Apportez-nous donc quelques rafraîchissements, Mr Wilde, ici présent, nous fait l'honneur d'être à notre table, ce soir! N'est-ce pas exquis, Mr Wilde! Je ne vous attendais plus! Musique!

Clin d'oeil à Oscar Wilde: cliquez......"ici"!


Photographies:

La route du rock


Le week-end prochain, a lieu la Route du Rock à Saint Malo, avec une programmation démentielle, jugez plutôt:
  • Vendredi: Deerhunter, My Bloody Valentine (groupe mythique de mon adolescence, par lequel je suis entrée "en musique"!)
  • Samedi: Papercuts, The Kills
  • Dimanche: Bill Callahan (avec sa voix grave, si chaude, si enveloppante), Andrew Bird, Dominique A (que je vais enfin voir), Grizzly Bear (que j'apprécie moins, mais qui est encensé par la critique, peut-être vais-je être convaincue!)
J'ai tellement hâte! Et cette fois-ci, je prévois tout l'équipement: bottes en caoutchouc, cape de pluie et pull bien chaud!
L'année dernière pour mon baptême, j'ai été servie! Un vrai déluge: je portais un blouson pas vraiment imperméable et des chaussures qui ont pris l'eau dès les premières gouttes!
J'étais accompagnée par mon breton de fiancé qui, comme tous les bretons, est toujours très confiant quant au temps qu'il va faire et qui n'avait donc absolument pas envisagé, qu'il puisse tomber des cordes! Fraîchement débarquée en Bretagne et fraîchement amoureuse, je lui faisais aveuglément confiance! J'ai reçue une douche froide et une bonne leçon!

Bonne journée les amis! J'espère que vous avez tous passé un très bon week-end!

samedi 8 août 2009

De la douceur


J'aspire à un tel état de quiétude et de paix.

Photographie:

vendredi 7 août 2009

Le bocal



Un jour, j'ai lu une bande dessinée qui racontait la dépression de l'auteure. Elle y faisait une métaphore qui depuis, me revient très souvent en mémoire. Elle comparait l'état dépressif à un bocal.

Elle disait que lorsqu'on fait une dépression, on est comme dans un bocal. Toutes les paroles réconfortantes que l'on peut recevoir rebondissent sur vous, comme sur ses parois de verre. C'est tout le paradoxe, on a besoin de réconfort et dans le même temps tout compliment est rejeté. Parce que l'on ne s'aime pas, on ne peut concevoir que l'autre puisse nous aimer. Alors, on se met en colère, on démontre, on argumente, ce mensonge, ce compliment qui n'était pas sincère, exprimé seulement pour nous rassurer.

On est retiré du monde, enfermé sur soi, incapable de s'intéresser à autre chose qu'à son malheur, incapable d'écouter l'autre, dont on est jaloux, parce qu'il est forcément moins malheureux que nous, parce qu'il parvient à être heureux, à continuer à vivre, à croire, à sourire. On l'accuse de ne pas nous comprendre, d'être égoïste parce qu'il n'est pas assez à l'écoute, pas assez compréhensif, attentionné. Tout le monde devrait être tourné vers nous, parce que nous-mêmes sommes obnubilés par notre douleur.

Et puis, on s'apaise, on ne comprend plus comment on a pu, se mettre dans de pareils états , maintenant que tout est calme, que l'espoir est revenu. On était pourtant intimement persuadé qu'il n'y avait plus d'espoir. La sincérité de ces moments est cruelle, tout s'imbrique dans une logique implacable.



Photographie:
La bande dessinée:
  • Catherine Lepage, 12 mois sans intérêt, journal d'une dépression, Mécanique générale, 2008

Dans le sac des filles



J'ai eu un immense coup de cœur pour ce sac, en passant hier sur le blog de Melissa Loves. N'est-il pas splendide avec ses petites ailes et sa couleur bleue électrique?

Courrez, que dis-je volez, découvrir les autres trésors la boutique Bagonia sur Etsy, tous les objets sont réalisés par Eveline de Heij, créatrice néerlandaise.

Merci donc à Melissa Loves pour cette découverte, il ne me reste plus qu'à mettre chaque mois quelques sous de côté pour me l'offrir!


jeudi 6 août 2009

Le tiramisu


Il me guette, me provoque, me défie depuis trop longtemps déjà.
Dessert, tellement banal pour certains, qu'ils se plaignent de le voir encore au menu des restaurants italiens:
- Mais pourquoi dans les restaurants italiens ne propose-t-on que des tiramisu et de la panacotta?
Voix très étonnée:
- Comment, tu n'aimes pas ces desserts?
- Non, ce n'est pas ça, mais j'en prépare souvent à la maison, ça n'a plus aucun charme. Ils pourraient varier tout de même.
Voix intérieure:
- Elle fait des tiramisu et de la panacotta chez elle, toute seule? Ça ne doit pas être si compliqué! Il faut que j'essaye, il faut que j'essaye!
Voix conciliante, intéressée:
- Et comment fait-on de la panacotta?
- Oh, c'est très facile! Il faut du lait, de la crème, de la gelée, du sucre, des arômes...

Quelques semaines plus tard, je fais une escale à Bordeaux, chez des amis. Le dîner approchant à grands pas, nous nous attelons à la préparation du repas.
Les uns coupent du saucisson pour l'apéritif, d'autres préparent les cocktails, d'autres encore, les plus malchanceux, s'acharnent à allumer un feu, sous un barbecue, avec de simples feuilles de papier journal qui se consument, avant même de venir lécher les charbons de bois.
Le garçon (oui, c'est évidemment, un garçon qui est chargé de la tâche) souffle tant et si bien que des braises commencent à se former. Nous sommes sauvés et les magrets définitivement condamnés.
Tous sont absorbés par les rôles qui leurs ont été assignés, quand soudain je vois une jeune fille sortir des œufs et du mascarpone du réfrigérateur. Elle regarde les dates de péremption:
- J'aurais bien fait un tiramisu, mais les œufs et le mascarpone sont périmés depuis plus d'une semaine! Qu'en pensez-vous? Vous les mangeriez-vous?
Grognements gênés...
Son fiancé, très gourmand, répond:
- Je te l'ai dit, une semaine, ce n'est rien. Je suis sûr que c'est encore bon.
- Qu'est-ce que tu en penses, toi?
Réponse de la gourmande timide:
- Je ne sais pas...une semaine...c'est peut-être... un peu risqué, mais... on peut essayer... je ne sais pas...
Son fiancé, la regarde, désolé. Lui n'aurait jamais cédé à la tentation, avec des œufs périmés?

Le tiramisu m'a toujours fait rêver: comble de l'exotisme, de la gourmandise. Chez mes parents, on n'en mangeait jamais, sauf une fois ou deux en portions individuelles et industrielles, autant dire à mille lieues du goût original.

Depuis, ce fameux dîner, l'idée, d'en faire un moi-même, ne m'a pas quittée un instant. Jours et nuits, cette pensée m'obsédait, me tourmentait.

Un jour, je regarde une émission à la télévision. La présentatrice annonce la chronique cuisine. Tiens? Voilà qui nous intéresse. Je dresse l'œil et l'oreille. De grands chefs proposent une recette? L'idée du jour? Tiramisu à la crème de marron!

N'y tenant plus, je fais des courses l'après-midi-même et puisque que nous sommes en plein été, je ferai un tiramisu classique, je réserve la crème de marron pour une saison plus propice!

Le résultat?Et bien jugez plutôt la réaction du goûteur:
- Mais...ton tiramisu n'est pas...comment dire...très... homogène.
- Je ne comprends pas, tu pourrais être plus explicite?
- Tu es vexée?
- Non, mais j'aimerais comprendre, ça veut dire quoi un tiramisu qui n'est pas homogène? Parce que ça doit être homogène, un tiramisu? Je ne savais pas que tu étais expert en la matière.
- Non, ou alors tu as mis trop de rhum, oui c'est ça, tu as mis un peu trop de rhum.

Plus un bruit. Toute trace de sourire disparaît de mon visage. Le tiramisu me semblait si bon pourtant, lorsque je le goûtais, me disant tout bas avec fierté "mmmmh, dis-donc, c'est plutôt bon!". C'est ce moment précis que mon fiancé choisit pour faire tomber son couperet : "il n'est pas assez homogène."

Oui, me direz vous, il te faut que apprendre à endurer la critique, un bon chef ne se laisse pas impressionner pour si peu, toute critique est constructive!
- Certes, certes.

Alors oui, mon tiramisu est un peu trop rhumé et aqueux. Il gagnerait aussi à être plus sucré.
Mais, pour une première, je suis assez fière du résultat! N'en déplaisent aux experts en diplomatie qui me servent de cobayes!
Oui, car au lieu d'être impressionné par le simple fait que sa fiancée se lance dans une opération aussi périlleuse, au lieu de la couvrir d'éloges pour son courage, son esprit d'entreprise, d'être flatté de tant d'égards, le fiancé impitoyable n'a qu'un mot: "pas assez homogène" ou devrait-on dire trop hétéroclite?"Avez-vous déjà entendu pareille définition?
Tiramisu: n.m. dessert italien homogène.
Le fiancé voyant l'incident diplomatique, la guerre froide imminente, se resservit et moi aussi!


Le tiramisu
(in Journal de mes expérimentations culinaires n°5)

Ingrédients:
  • 3 œufs
  • 250 g de mascarpone
  • 60 g de sucre (ou plus, j'en ai mis 30 g, mais ce n'est pas assez)
  • 2 tasses à expresso de café bien fort
  • 1/2 tasse environ de rhum
  • 8-10 biscuits cuillière (on peut essayer avec d'autre sortes de biscuits)
  • du cacao amer en poudre
  • de la vanille pour parfumer l'appareil
Préparation:
  • Disposer les biscuits dans un plat assez profond. Il faut qu'ils soient serrés les uns aux autres.
  • Verser le café, additionné de rhum et légèrement sucré, sur les biscuits qui doivent être assez imbibés. Réserver.
  • Pendant ce temps, séparer les blancs des jaunes
  • Blanchir les jaunes avec le sucre, incorporer ensuite le mascarpone, puis les blancs battus en neige ferme. On peut ajouter quelques gouttes de vanille.
  • Verser cet appareil sur les biscuits
  • Réserver au froid pendant au moins 2 heures
  • Saupoudrer de cacao avant de servir
Remarque: généralement, il faut faire au moins deux couches de biscuits et crème au mascarpone. Il faut alors doubler les proportions ou le faire dans un plat plus petit. Logique!

Remarque: mon plat est carré et mesure environ 20 cm de côté.

Bonne dégustation!
Si vous avez des conseils à me donner, bien sûr n'hésitez pas! (J'en ai besoin!)


Photographie:

Une pose


Cette photographie de David Schoerner est absolument magnifique.

Elle m'évoque tant de choses, certains tableaux, une atmosphère, un instant en suspend, le visage qui s'est détourné, dont on ne perçoit presque rien, mais que l'on devine fin et délicat, la nuque où s'enroule une mèche rebelle, les teintes pastel.

Douceur, rêverie, calme et mélancolie.

Cette photographie appartient à une série de 8 portraits féminins, datant de 1988, intitulée After Gerhard Richter, Betty .


Photographie:

Tarte aux courgettes, mascarpone et fromage de chèvre



Sur le marché de la place Saint Germain à Rennes, on peut acheter des courgettes et des aubergines déclassées en grande quantité, sans se ruiner. La semaine dernière, j'ai donc fait une provision de courgettes!

- Mais que faire avec des courgettes? Un gratin? Une ratatouille? Sautées à la poêle?

- Non, non et non, assez!

- Et pourquoi pas une tarte?

- Oui, mais ça ne va pas être un peu fade, si on ne met que des courgettes?

- Pas si on rajoute du fromage de chèvre!


La tarte aux courgettes, mascarpone et fromage de chèvre
(in le journal de mes expérimentations culinaire n°4)

Ingrédients:

Pour la pâte brisée:
  • 100 g de beurre salé
  • 200 g de farine
  • un tout petit peu d'eau
Pour la garniture:
  • des courgettes ( 4 ou 5 ou plus, suivant la taille)
  • 3 œufs
  • 125 ml de mascarpone
  • une bûche de fromage de chèvre ou mieux du fromage de chèvre frais
  • sel, poivre, muscade, cumin, herbes de Provence, huile d'olive

Préparation:

J'ai maintenant une recette infaillible pour la pâte brisée!
  • Sortir le beurre du frigo
  • Une fois parvenu à température ambiante, le couper en petits morceaux et le mettre dans un saladier
  • Ajouter la farine
  • Travailler les deux ingrédients jusqu'à obtenir un texture sableuse, poudreuse
  • Ajouter alors un peu d'eau pour lier les ingrédients
  • Travailler la pâte pour qu'elle soit homogène
  • Rouler en boule, enrouler de film plastique et mettre au frigo pendant 1 heure
  • Étaler ensuite la pâte sur du papier sulfurisé.
Avant, j'étalais la pâte sur le plan de travail saupoudré de farine, mais suite aux indications de Beau à la louche, j'étale directement sur le papier sulfurisé, ce qui est beaucoup plus efficace et pratique.

  • Foncer un moule à tarte avec la pâte, cuire à blanc pendant une vingtaine de minutes.
  • Pendant ce temps, couper les courgettes en rondelles, les faire ensuite revenir dans de l'huile d'olive. Assaisonner de sel, poivre, herbe de Provence. Les courgettes doivent être cuites et avoir rendu une grande partie de leur eau.
  • Préparer l'appareil: dans un petit saladier, battre 3 œufs, ajouter le mascarpone, mélanger, assaisonner de sel, poivre, noix de muscade.
  • Garnir ensuite le moule de courgettes, verser l'appareil et recouvrir de rondelles de fromage de chèvre, assaisonner avec du cumin
  • Mettre au four pendant 25 minutes à 200°
Résultat: la pâte est parfaite, les courgettes aussi mais, il y a un mais: la bûche de fromage doit être fondante. J'en ai acheté une qui n'a pas du tout fondu et le bon goût de fromage de chèvre ne s'est pas marié avec celui des courgettes. Alors, il faut s'assurer que la bûche soit fondante ou peut-être mettre du fromage de chèvre frais dans l'appareil, à mélanger avec les œufs et le mascarpone.

Bien sûr, à la place du mascarpone, on peut mettre de la crème fraîche, il faut alors en mettre un peu plus (250 ml). Je n'en avais plus alors j'ai mis du mascarpone, je dois dire que c'était très bon comme ça!

Bon appétit les amis!


Photographie:

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