mercredi 7 avril 2010

Pour les jours de pluie...




... où l'on a rien envie de faire. Se dire que ces gros nuages gris ont quelque chose de poétique, que les Anglais sont très distingués et très drôles, que l'on aime, par-dessus tout, les scones et le thé au lait, que cette petite bruine donne un joli teint frais et surtout que c'est le moment idéal pour assouvir cette envie de cake au citron!

Photographies:

samedi 3 avril 2010

Rubis (Une série sur le rouge n°6)






Marie Taillefer encore. Elle me rappelle un peu le travail de Liliroze, non?

jeudi 1 avril 2010

Safran (une série sur le rouge n°5)







Marie Taillefer: diplômée en 2003 de l'école de photographie de Vevey (Suisse). Elle reçoit un prix pour son travail de fin d'étude intitulé à mon père, (tu vois le cirque...), dont sont extraites certaines photos présentées ci-desssus. Elle commence à travailler comme photographe de mode sur l'invitation de Sarah Moon. Elles sont d'ailleurs toutes deux représentées par la galerie Renate Gallois Montbrun. Sarah Moon, les couleurs chaudes et saturées, le cirque: tout s'explique.

mardi 30 mars 2010

Le cirque numéro 2





Voici qu'est apparue une nouvelle tocade: celle de l'univers circassien.
Avez-vous vous les Ailes du désir de Wim Wenders? Avez-vous vu des spectacles du théâtre Dromesko, du cirque Trottola, de James Thiérrée?
Cela fait longtemps que ce thème me suit, me poursuit, me fascine et m'intrigue. Ode aux déracinés, poètes, farfelus, à ce qui ne veulent ou ne peuvent s'accommoder de la réalité, qui ont besoin de la transformer, de la remodeler, de lui adjoindre une larme, une perle, une goutte de pluie. Je découvre des images qui font écho à cet univers, à ces rêveries, à cette poésie douce et désespérée, excessive, baroque, frôlant parfois le mauvais goût, y trempant parfois les lèvres, à peine, juste pour en goûter la saveur et voguer ensuite vers d'autres contrées.

Photographies:

dimanche 28 mars 2010

Promenade


Deux photographies que l'on imagine contemporaines, presque un siècle, cependant, les sépare.
La première est réalisée par Sarah Moon, je ne sais quand exactement, sachant qu'elle a débuté dans les années 1970. La seconde est prise entre 1900-1915 par une des premières femmes américaines à se distinguer en tant que photographe, Frances Benjamin Johnston.

Figures féminines seules dans une nature envahissante, presque oppressante ou tout au moins non sans danger. Toutes deux disparaissent presque dans ce décor de branchages, de feuillages, d'herbes, comme dans un labyrinthe inextricable. Frêles silhouettes dans ce vaste décorum. Elles ne sont pas guerrières, plutôt fragiles, mais osent tout de même s'aventurer dans ces bois mystérieux. Que cherchent-elles? Qu'attendent-elles? Quel cœur cherchent-elle à perdre ou à retrouver? Dans cette apparente fragilité, se cache une force inouïe. Comment en useront-elles?

vendredi 26 mars 2010

Le cirque numéro 1





Photographies:

mercredi 24 mars 2010

Un chemisier à plis nervure




Le grand défi: les plis nervures!
Depuis que je me suis procuré le livre Otona no couture one piece smoke blouse, je lorgne sur ce modèle, en me disant: "Non, ce n'est pas encore le moment. Tu dois encore t'entraîner." Alors, j'ai cousu, cousu et enfin, je me suis sentie prête. Et puis, je ne suis pas toute seule, Valérie est là avec ses précieux conseils et ses encouragements!

Finalement, les plis nervures, ce n'est pas si compliqué! C'est un peu fastidieux certes, et il faut être méticuleux.
Alors,aucun problème?
Si, les modèles sont toujours trop courts. Je n'avais pas assez de longueur et j'ai dû mettre un biais en satin, pour faire l'ourlet du bas. Ce n'était pas une très bonne idée. Il rigidifie le bas et les plis des fronces sont un peu raides! Les manches? Toujours le même problème, elles sont un peu étroites. Elles devaient être froncées en bas, mais cela s'est avéré impossible: mes bras avaient juste assez de place pour passer. J'ai pourtant les bras fins (oui, j'aurais préféré avoir de jolies jambes fines, ce qui a plus d'effet!).

Informations techniques: Livre Otona no couture one piece smoke blouse (n° 5 Japan couture addicts), modèle 26, taille 13 avec marge de 1cm comprise.


mardi 23 mars 2010

Une collection de coquillages


J'ai entamé, depuis peu, une collection de coquillages.

Je vais souvent au bord de la mer et, comme une petite fille, je ne peux m'empêcher de les ramasser. Je n'ai jamais de sac pour les transporter. Je n'aime pas les mettre dans mes poches, par peur d'en salir l'intérieur ou de les écraser. Alors, je les garde dans la main.

Arrive fatalement le moment où, ayant assez de les porter, ou ayant besoin de mes deux mains pour faire des ricochets, grimper ou descendre un rocher, je dois m'en séparer. Bien souvent, c'est parce que j'en ai assez de garder les poings serrés autour de ces objets coupants. Je reviens à la raison et me demande ce que je vais bien pouvoir en faire, une fois rentrée chez moi. Ils resteront oubliés au fond d'un sac, d'une poche de blouson, comme ces noix ramassées un jour et retrouvée un an plus tard, comme ces 15 euros retrouvés aujourd'hui dans la poche d'un pantalon que je ne mets qu'aux beaux jours. Sortis de leur contexte, les coquillages n'auront plus le même éclat. Ils auront perdu leur fine pellicule d'eau, qui les rend si brillants, comme un bijou, une pierre précieuse, une perle rejetée par la mer (arrête Colline, cette poésie de bas-étage!).

Alors, je les repose sur le sable. Parfois, dans un accès de cruauté gratuite, je les écrase avec mes talons. J'aime le bruit des coquilles qui se brisent, retour à la poussière, au sable plutôt. J'accélère le processus. Trêve de barbarie.

Je vous rassure, généralement, je les dépose délicatement sur le sable, en veillant à ce que rien ne leur arrive. Je les salue, le cœur en peine, les larmes aux bords de yeux. Comme un enfant qui doit se résoudre à laisser son bâton, dont il a pourtant enlevé toute l'écorce pendant la promenade, comme celui qui fait tomber sa glace, qu'il a à peine goûtée, comme celui qui se voit refuser d'emmener ce chien qui les suit depuis si longtemps, ce petit chien si gentil, si drôle.

J'en étais là de mes coquillages abandonnés. Subissant les sarcasmes de mon fiancé, qui ayant passé sa vie sur les côtes, ne voyait plus les trésors qu'elles renferment. Les garçons ne ramassent jamais de coquillages, ils font des ricochets. Deux mondes s'affrontent. Je n'en faisais jamais, c'est lui qui m'a initiée. La plupart du temps, le galet, que je choisis pourtant attentivement, plat et pas trop grand, tombe dans l'eau dans un grand plouf disgracieux. Parfois, il lui arrive de rebondir sur la surface, une fois, deux fois, jamais plus, jamais bien loin. Mais cela suffit à mon bonheur. La mer nous infantilise.

Un jour, alors que nous nous promenions sur le chemin douanier, nous échouâmes sur une crique, la plage de Port-Briac. Je me souviens du soleil en ce mois de janvier hivernal. Sur cette plage abritée des vents, il faisait une chaleur étonnante. J'ôtais mon manteau, le posais sur un rocher. Je m'avançais vers la mer, regardant le sable, d'un œil distrait . Mon fiancé était loin déjà, les pieds presque dans l'eau, cherchant le courroux de l'océan, en l'assaillant de cailloux.

J'approchais mes yeux du sable et découvris alors, qu'il était jonché d'une multitude de coquillages. Si beaux, si petits, si fragiles, soudain, si précieux à mes yeux. Bien plus gracieux que leurs horribles cousins, que j'avais l'habitude d'adopter un temps, avant de les lâchement abandonner. Je ne pouvais m'en séparer. Je sortis un mouchoir en papier usagé qui traînait au fond de ma poche et leur confectionnais un petit baluchon de misère, en attendant de leur offrir l'écrin qu'ils méritaient.

Ils sont restés un temps dans ce mouchoir, on ensuite été transvasés dans un pot à confiture vide, sont restés plusieurs jours à la merci du vent et de la pluie sur le balcon, furent ensuite entassés dans un récipient en verre, bien trop étroit pour eux, dans une première tentative décevante de décoration et enfin trouvèrent la forteresse qui les abriterait et les mettrait en valeur.

A chacun de mes passages sur les côtes, je scrute le sable à la recherche de petits coquillages, pour poursuivre ma collection et enrichir mon cabinet de curiosités!

Photographie:

lundi 22 mars 2010

La fleur par Bill Beckley





Bill Beckley est l'auteur de ces photographies représentant des coquelicots, fleurs symboliques s'il en est. Ses travaux me rappellent un peu le travail de Jan Dunning.
Merci à Marraine pour cette inspiration!

Oui je reste dans une thématique printanière. "Pas très original!" me direz-vous. Certes, mais comment parler d'autre chose, quand tout reprend vie autour de moi: les jonquilles commencent déjà à faner, les pâquerettes rouges et les pensées jaunes et violettes me ravissent. J'attends avec impatience l'arrivée des capucines et des Dianthus Deltoides rouges (sic!) et que la lavande refleurisse! Je ne me lasse pas de cette nature apprivoisée sur mon balcon qui fait si bien écho au gazon et aux arbres du jardin de mon immeuble.

LinkWithin

Blog Widget by LinkWithin