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mercredi 21 avril 2010

Dans un jardin de roses







Tous mes matins, je sors sur mon balcon regarder le devenir de mes plantes.

Une fleur de thym apparaît. La lavande montre de nouvelles pousses annonçant des fleurs prochaines. La capucine n'exhibe, pour l'instant, que ses jolies feuilles rondes. Je leur parle un peu, les encourage, les arrose, si elles semblent en avoir besoin. C'est un immense bonheur!

Parfois, il suffit d'un peu de féérie dans la vie. Même si cela n'a rien de surnaturel, je suis toujours émerveillée! Je suis autodidacte et dilettante en matière de jardinage. J'aime que certaines choses puissent naître et aboutir, avec un minimum de savoir. C'est alors que la magie opère.

Dans le même temps, arracher les mauvaises herbes dans un jardin, balayer les feuilles mortes me procure une autre forme de plaisir, plus violent. Antagonisme, bipolarité, dualité! De quels autres maux souffrirais-je encore?!

Photographies:

mercredi 26 août 2009

Vous avez dit portraits?




... ou autoportraits?

Plutôt visages tronqués, cachés. Cadrage comment pourrait-on dire? Original?

Tout cela n'a pas grande importance!

Bien sûr, si je choisis ces photographies c'est qu'elles me parlent, me touchent, me séduisent. C'est parce que je me retrouve en elles ou plutôt, qu'elle renvoient une image que je voudrais, que je pourrais avoir de moi!

Les cheveux tendant vers le bond, le rose aux joues, le sourire toujours là, pour cacher, pour rassurer, pour dire, séduire parfois.

Le visage discret repoussé tout à droite de la photo, levé vers le ciel? Espoir? Avenir? Peut-être. Mais douceur. Sourire timide? Sérennité? En tout cas, pensif.

Une sorte d'autoportrait. Parler de soi à travers des images. Étrange.

Photographies:

dimanche 23 août 2009

jeudi 13 août 2009

Le rouge aux joues...




Je rougis facilement.

Du plus loin que je me souvienne, je deviens rouge, comme une tomate, une pivoine.
- Et pourquoi pas une rose?
- Tiens pourquoi pas!
- Et pourquoi pas comme une tulipe?
- Non, pas assez sérieux.
- Un dahlia?
- Non, ça ne va pas non plus, on pense au Dahlia noir plutôt qu'au rouge.
Pour un oui, un non, prononcé un peu trop fort, mes joues se teintent de mille feux.

Ce rouge-rosé se voit, d'autant plus, que ma peau est très claire. Une peau de rousse, sans les cheveux et avec quelques rares tâches de rousseur, qui n'apparaissent qu'après de longues heures d'exposition solaire, chose que j'évite comme le diable, vous comprendrez bien pourquoi.

Le rouge n'illumine pas le haut de mes pommettes, comme un fard, déposé délicatement par un pinceau de soie, non il déborde, coule, gagne la joue entière, œuvre expressionniste s'il en est.

Qu'il vente ou qu'il fasse grand soleil, mes joues s'enflamment.

Que je rie ou pleure, je m'empourpre.

Que la tristesse ou la colère s'emparent de moi, je m'embrase, non de passion ardente ou d'amour fou. Les joues seules dépassent, exagèrent passablement mes émotions. Elles ne savent pas lire les idiotes, les emportées. Elles réagissent au quart de tour, n'attendent pas leur tour, ni ne réfléchissent avant d'agir, aux conséquences tragiques de leurs actes.
- Attention, attention, émotion en vue! Paré à tirer! Elle est dans ma ligne de mire! J'attaque!
Tireurs d'élites, chevaliers aguerris, elles dégainent leurs flèches plus vite que leur ombre!

Confiante ou mal à l'aise, les émotions se lisent sur mon visage comme les notes sur une partition de musique, comme les lignes de la main, non ça ne va pas, on ne lit rien sur les mains.

Je m'empourpre au premier regard, au premier sourire, au premier mot. Je me décompose comme une compote de pommes (rouges).

Enfant, dans la cour d'école, puis adolescente, des questions revenaient sans cesse. Une rengaine irritante :
- Tu rougis? Pourquoi est-ce que tu rougis? Mais... tu rougis?
- Mais, non pas du tout...
- Tu es gênée?
- Non, mais non...
Impossible de nier.
Heureusement, les adultes apprennent enfin, à tenir leur langue dans leur poche ou plutôt à la délier, sitôt la fille aux joues roses retournée.

C'est beau, une fille qui rougit, c'est touchant, cela peut même être émouvant.
- Comme un coquelicot? Rouge et fragile! On a comme envie de la protéger, de la prendre dans nos bras...

C'est terriblement gênant aussi, parce que cela arrive toujours, au moment où l'on voudrait que cela ne se voit pas. Mais, pourquoi grand dieu est-ce que je rougis lorsque je croise mon moniteur d'auto-école à la terrasse d'un café? Pourquoi est-ce que je rougis quand des gendarmes demandent de nous arrêter sur le bas-côté alors que ce n'est pas moi qui conduit!
- Quel drôle de géranium!

Mais je ne rougis plus lorsque je vais à la boulangerie ou lorsque je vais acheter des légumes au marché ou lorsque je suis malade, ou fatiguée, ou, ou, ou...non, je ne vois pas.

Timide, facilement impressionnable.

- Loulou, Loulou?
- Oui, c'est moi!


Photographies:
Note personnelle: un grand coup de cœur pour ce blog Feaverish photography présentant les travaux de photographes, exceptionnels pour la plupart.

jeudi 2 juillet 2009

Variations poudrées







Cheveux relevés en chignons flous révélant des nuques rose poudré.
Poses fragiles, douces, sensuelles.
Grâce.
Moments suspendus.
Regards lointains.
Vers...

Photosgraphies:

lundi 15 juin 2009

English rose tea


On frise le mauvais goût, le baroque, l'outrance, le vieillot, le ringard et pourtant il y a là tout ce que j'aime: les roses, la vieille vaisselle chinée, le romantique et je le concède le kitch assumé!


Photographie trouvée via Rose tea room



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