mercredi 19 août 2009

Je pars en voyage!




Bonjour mes chers amis!

Je pars quelques jours dans la capitale néerlandaise, que je vais revoir avec un immense plaisir. Les billets continueront à flotter sur la vague, mais je ne pourrai pas répondre à vos commentaires, ne m'en veuillez donc pas! Je vous retrouve très bientôt!

Photographie:
  • Rodney Smith : le grand, l'immense Rodney Smith, drôle, beau, inoubliable, un peu anglais (bien qu'il soit américain) avec une touche de folie, qui me rappelle Tim Walker, autre grand photographe devant l'Eternel.
  • Dominique Baynes

Après la Route du Rock


Me voilà de retour d'un marathon qui a duré 3 jours, 3 soirs plutôt .

- Alors, c'était bien?
- Oui, de très bonnes surprises, mais aussi de grandes déceptions !

Le premier soir, j'attendais avec impatience My Bloody Valentine... et ça a été une grande déconvenue.
Conseil: ne jamais voir en concert des groupes qui ont marqué votre adolescence au risque d'être très déçus! Aucune présence sur scène, un son à crever les tympans, littéralement. Je n'avais jamais entendu ça.
Un copain me demande: "Tu as pris des boules Quiès?" "Non, pourquoi?" Et bien, tu va voir!"
Je n'ai rien vu, rien entendu, mes oreilles, par contre, menaçaient d'exploser. On s'éloigne de la scène, rien n'y fait. Alors, idée: j'ai des mouchoirs en papier et me voilà en train de fabriquer des bouchons d'oreilles improvisés. La torture a cessé, mais le concert était toujours aussi désolant. Nous sommes partis avant la fin.
Mais de bonnes découvertes, ce soir-là, tout de même : Deerhunter et Tortoise.

Le deuxième soir, j'attends avec impatience Papercuts: ils sont géniaux!
J'attends également les Kills et là, j'essaie de me convaincre que j'adore, mais non, je dois bien m'avouer que non, ça ne marche pas. Il y a quelque chose d'animal qui me plaît beaucoup, mais leur show paraît un peu trop rodé pour être vraiment authentique.
Autre concert, dont je n'ai même pas envie de parler, celui de Camera Obscura, je ne comprends pas pourquoi ils ont été encensés par la critique, aucune émotion, aucune innovation que ce soit dans la musique ou dans le chant.
A découvrir par contre: Saint Vincent, une chanteuse, en toute première partie, très bien.

Le troisième et dernier soir: l'apothéose! Bill Callahan, le meilleur concert du festival! Je l'adorais et je l'aime encore plus. Il a une voix incroyable, grave, chaude, il est drôle, un peu clown! Et cette voix...! Il jouait en toute première partie, le public est généralement peu nombreux et pas très enthousiaste, mais il a conquis tout le monde: sifflets, applaudissements, cris, comme un concert de fin de soirée!
Andrew Bird a chanté après, c'était pas mal, est arrivé ensuite Dominique A, un peu nerveux mais formidable!

Décidemment, je ne pourrais jamais être critique de musique mais vive la Route du Rock!

Pour voir le concert de Bill Callahan c'est ici!

mardi 18 août 2009

Saint Père Marc en Poulet


Bonjour les amis! J'espère que vous avez tous passé un très bon week-end!

Aujourd'hui, je voulais vous parler de ... mots!

Non, vous ne rêvez pas! Quelle curieuse idée! Oui, je vous l'accorde! Mais il est des moments dans l'existence où s'offre à vous en un laps de temps très court, un florilège de mots dont vous ne soupçonniez pas l'existence, des mots surprenants, de drôles de mots, des mots que l'on pourrait relier et que j'ai pourtant découverts dans des contextes très différents.

Les voici:
  • la syzygie: j'avais d'abord entendu zizigi, ce qui bien sûr était beaucoup plus drôle. Il n'empêche que c'est un mot qui m'apparut très étrange et que je n'avais, jusqu'alors, jamais entendu. Je voulais dans un premier temps, vous livrer la définition du Petit Robert, mais elle reste pour moi très obscure. Alors, après quelques recherches, voici ce que j'en ai compris: il s'agit d'un phénomène en astronomie, lorsque Terre, Lune et Soleil se trouvent alignés et donnent Pleine Lune ou Nouvelle Lune. Syzygie de Pleine Lune et syzygie de Nouvelle Lune se succèdent tous les 15 jours. Des positions de ces 3 planètes et astres et de leurs attractions mutuelles dépendent les marées. A chaque syzygie correspond une période de forte marée. Côtoyant ces derniers temps des marins, des passionnés de voile, de vents, de météo et de marées, j'entends chaque jour des mots nouveaux, un langage à part entière, un dialecte, un argot de voileux! Mais, celui-ci n'était pas connu de tous. Ah! Vous voilà bien attrapés!
  • la nissologie: ce doit être un néologisme ou un terme très récent parce qu'il n'existe pas dans mon cher Robert, édition 2002. De nouveau, après quelques recherches, j'apprends qu'effectivement ce mot est absent des dictionnaires et que ce néologisme date de 1990. De quoi s'agit-il? Et bien de la sciences des îles. Du grec "nissos": île. Pour la petite histoire, j'ai lu un article vraiment fascinant dans le Monde 2 de cette semaine où Louis Brigand, "nissologue", parle de l'influence des îles sur le comportement humain, sur l'attraction irrésistible qu'elles peuvent exercer sur certains. A la lecture de cet article, j'ai repensé avec une vive émotion à mon excursion sur l'île d'Arz, puis sur l'île aux Moines. J'avais ressenti alors tout ce que Louis Brigand décrit dans cet article: la liberté, l'affranchissement, la rupture...
Alors syzygie et nissologie sont étroitement liés, mais que faire de ce Saint Père Marc en Poulet? Et bien, c'est une petite bourgade située non loin de la mer, un peu plus dans les terres, mais subissant probablement l'influence de ces deux phénomènes.
- Oui, mais encore?
Peut-être ne savez-vous pas que cette petite bourgade au nom si singulier se trouve près de Saint Malo, qui elle donne sur la mer et sur l'île du Grand Bé où repose Chateaubriand! La boucle est bouclée!

Assez! Assez! Tout cela devient passablement indigeste!

Mais c'est l'exaltation de la découverte: un monde nouveau s'offre à moi!


Pour en savoir plus:
  • l'article sur la syzygie de Jean-Claude W. sur le site Planetvoile
  • Louis Brigand, Les îles du Ponant, Editions Palantines, 2002.

Un petit jeu pour terminer:
"Qui saura me dire quelle manifestation se tient à Saint Père Marc en Poulet, tous les ans, au mois d'août?"


Photographie:

vendredi 14 août 2009

Les bottes en caoutchouc


L'air s'est fait plus léger aujourd'hui, même le soleil s'est levé cet après-midi.

Quel bonheur de ne plus sentir son petit coeur si lourd, ployer sous le poids des années, des déceptions, des, des et des...

Aujourd'hui j'ai envie de chantonner, de sourire et de sauter comme une bulle de savon. Non, bien sûr, les bulles de savon ne sautent pas, elles volent, légères comme des plumes, au gré du vent.

Ma mère quand j'étais petite m'appelait "ma petite bulle", parce que lorsque j'étais contente, je me mettais à sauter comme une balle de tennis ou de ping pong ou comme une balle magique, qui saute et rebondit sur tous les murs et les plafonds de la maison et semble ne plus pouvoir s'arrêter. Évidemment, dans sa langue maternelle petite bulle sonnait différemment, en un seul mot, avec des b et des k, le mot lui-même était sous ressort.

Soudain, tout me revient en mémoire, tout prend sens. Il s'agissait,des bulles de l'eau pétillante! Elle m'appelait sa petite bulle d'eau! Oui, c'est ça!

Tout ça pour dire, qu'aujourd'hui, je me sens légère. Pourtant, chaque fois que j'en ai conscience, un voile gris, noir passe dans mon esprit, comme un memento mori: N'oublie pas que c'est éphémère. Je ressens un léger pincement au cœur. Je sais que cela ne durera pas, je sais que la chute sera douloureuse, elle l'est toujours.

Qu'importe! Aujourd'hui, je me sens légère. Mais déjà, mes yeux s'alourdissent, mon sourire s'efface. Non, non, non! Restez encore un peu! Je veux être heureuse, aujourd'hui, je veux danser et puis rire.

Dans quelques heures, je chausserai mes bottes en caoutchouc, même si finalement, on n'annonce pas de pluie, juste pour le plaisir de les voir à mes pieds, ces drôles de bottes tout droit sorties des rêves de mon enfance, des bottes en caoutchouc, comme celles que je portais les jours de pluie.

Je pouvais passer des heures à jouer sous la pluie avec mon petit frère. Nous habitions un peu à l'écart d'un petit village de Franche Comté, dans une maison attenante à un manoir. Il y avait là, derrière notre maison, un parc immense, que dis-je des prairies que délimitaient de petits sentiers bordés d'arbres. C'était notre terrain de jeu. Nous étions les seuls rois et reines de cet immense territoire. Seuls quelques écureuils et quelques insectes venaient troubler nos aventures. Nous inventions des histoires de pirates, de naufragés...

Une grosse gouttière longeait un mur de la maison. Ce jour-là, il pleuvait fort, une cascade d'eau de pluie sortait de la gouttière. Nous avions des petits pots, des seaux, des cuillères et des petites pelles de jardin. Nous nous sommes amusés, tout l'après-midi, à transvaser l'eau d'un récipient à un autre, à l'aide de nos outils.
D'une simplicité désarmante, ce souvenir est pourtant un refuge, un moment de plénitude extrême. Plus rien ne comptais, plus rien n'existait, sauf ce jeu qui nous a absorbé, des heures durant.

Aujourd'hui, je chausserai des bottes comme j'aurais rêvé en avoir étant enfant, avec des grosses fraises rouges dessinées.

Finalement, je ne sais pas, mais il me suffit de savoir qu'elles sont là, pour revenir vers les souvenirs les plus doux et les plus exquis de mon enfance.


Photographie:


Les orecchiette au pistou



J'adore le basilic et plus encore les pâtes au pistou! Je pense que c'est un de mes plats préférés, pourtant je n'en fait que très rarement. Aujourd'hui, plus d'excuses! J'ai trouvé une recette délicieuse dans le Elle magazine: un vrai délice!

Les orecchiette au pistou
(in journal de mes expérimentations culinaire n°7)

Ingrédients:
  • 2-3 gousses d'ail
  • 100 g de pignons environ, peut-être un peu moins
  • 100 g de parmesan ou de pecorino râpé
  • 1 dl d'huile d'olive
  • 1 bouquet de basilic
  • sel, poivre
  • 500 g ou un peu moins de orechiette (pâtes en forme de petites oreilles)
  • 25 g de beurre
Préparation:
  • Mixer les gousses d'ail avec 50 g de pignons et le parmesan
  • Ajouter l'huile d'olive, poivrer, saler éventuellement (moi je n'en ai pas rajouté), mixer
  • Ajouter le basilic, mixer
  • Faire cuire al dente les orcchiette
  • Égoutter en réservant 75 cl d'eau de cuisson
  • Verser celle-ci dans un plat creux, ajouter le beurre, mélanger, ajouter le pistou en mélangeant doucement
  • Ajouter les pâtes, mélanger
  • Parsemer d'environ 50 g de pignons (on peut en mettre moins) dorés à la poêle
  • Servir avec du parmesan (éventuellement)
Résultat? Succulent!

Je vous souhaite à tous un très bon appétit!

Et vous, quels sont vos plats préférés?




jeudi 13 août 2009

Lire


Mardi, je suis allée à la bibliothèque où j'ai emprunté quelques bandes-dessinées, certaines vraiment très bien. J'ai donc voulu faire une petite liste de mes dernières lectures.

La voici:
  • Denis Podalydès, Voix off, Mercure de France, 2008. Attention ceci n'est pas une BD, mais un essai sur les voix. Je n'ai jamais dit que je faisais une liste de BD, mais une liste de mes dernières lectures. Ceci étant précisé, je continue. Certaines anecdotes sont assez drôles, sauf les passages où il parle de son frère qui s'est suicidé, mais c'est assez nostalgique dans l'ensemble.
  • Blutch, Le petit Christian 2, L'Association, 2008. On en vient donc à la première BD. Je voudrais vous dire que c'est mon grand coup de coeur, qu'il est génial, drôle, qu'il faut absolument que vous le lisiez, que c'est l'histoire d'un petit Christian qui va rentrer (dans cet épisode) en 6e et qui va tomber amoureux d'une copine de vacances, mais que la distance va les éloigner...mais je ne vous en dirai rien, parce que tous ces mots ne rendent pas justice au génie de Blutch, qui n'a d'ailleurs pas besoin de moi pour se faire connaître!
  • Lisa Mandel, Princesse aime Princesse, Gallimard/Bayou, 2008. Alors je connaissais Lisa Mandel par son blog, que j'ai très peu suivi, finalement. A la bibliothèque, je tombe sur deux de ses BD, dont celle-ci, dont je ne dirai pas grand chose, parce que je n'ai pas vraiment aimé et je ne dirai pas pourquoi parce que ce serait trop long à expliquer.
  • Lisa Mandel, Libre comme un poney sauvage, Shampooing, 2006. L'autre BD de Lisa Mandel, donc, qui porte le même titre que son blog et je dois dire que cet album n'a rien à voir avec le précédent. Il est formidable, très très drôle. J'ai eu un vrai fou rire, ce qui ne m'étais pas arrivé depuis longtemps! Alors, c'est l'histoire de Lisa Mandel qui part en Argentine et qui... C'est l'édition du blog qu'elle a tenu entre août 2005 et mars 2006.
  • Gipi, Ma vie mal dessinée, Futuropolis, 2009. Je ne l'ai pas encore terminée, mais je suis sûre que ça va être très bien, parce que je n'ai encore jamais été déçue par Gipi, auteur de BD italien qui s'inspire dans tous ses albums des 400 coups qu'il a fait étant adolescent, enfin pas seulement, il parle aussi de la guerre. Ses dessins sont très caractéristiques. Je l'aime beaucoup.
Voilà, c'est tout pour aujourd'hui!

Et vous, quels sont vos auteurs de BD préférés?


Photographie:

Le rouge aux joues...




Je rougis facilement.

Du plus loin que je me souvienne, je deviens rouge, comme une tomate, une pivoine.
- Et pourquoi pas une rose?
- Tiens pourquoi pas!
- Et pourquoi pas comme une tulipe?
- Non, pas assez sérieux.
- Un dahlia?
- Non, ça ne va pas non plus, on pense au Dahlia noir plutôt qu'au rouge.
Pour un oui, un non, prononcé un peu trop fort, mes joues se teintent de mille feux.

Ce rouge-rosé se voit, d'autant plus, que ma peau est très claire. Une peau de rousse, sans les cheveux et avec quelques rares tâches de rousseur, qui n'apparaissent qu'après de longues heures d'exposition solaire, chose que j'évite comme le diable, vous comprendrez bien pourquoi.

Le rouge n'illumine pas le haut de mes pommettes, comme un fard, déposé délicatement par un pinceau de soie, non il déborde, coule, gagne la joue entière, œuvre expressionniste s'il en est.

Qu'il vente ou qu'il fasse grand soleil, mes joues s'enflamment.

Que je rie ou pleure, je m'empourpre.

Que la tristesse ou la colère s'emparent de moi, je m'embrase, non de passion ardente ou d'amour fou. Les joues seules dépassent, exagèrent passablement mes émotions. Elles ne savent pas lire les idiotes, les emportées. Elles réagissent au quart de tour, n'attendent pas leur tour, ni ne réfléchissent avant d'agir, aux conséquences tragiques de leurs actes.
- Attention, attention, émotion en vue! Paré à tirer! Elle est dans ma ligne de mire! J'attaque!
Tireurs d'élites, chevaliers aguerris, elles dégainent leurs flèches plus vite que leur ombre!

Confiante ou mal à l'aise, les émotions se lisent sur mon visage comme les notes sur une partition de musique, comme les lignes de la main, non ça ne va pas, on ne lit rien sur les mains.

Je m'empourpre au premier regard, au premier sourire, au premier mot. Je me décompose comme une compote de pommes (rouges).

Enfant, dans la cour d'école, puis adolescente, des questions revenaient sans cesse. Une rengaine irritante :
- Tu rougis? Pourquoi est-ce que tu rougis? Mais... tu rougis?
- Mais, non pas du tout...
- Tu es gênée?
- Non, mais non...
Impossible de nier.
Heureusement, les adultes apprennent enfin, à tenir leur langue dans leur poche ou plutôt à la délier, sitôt la fille aux joues roses retournée.

C'est beau, une fille qui rougit, c'est touchant, cela peut même être émouvant.
- Comme un coquelicot? Rouge et fragile! On a comme envie de la protéger, de la prendre dans nos bras...

C'est terriblement gênant aussi, parce que cela arrive toujours, au moment où l'on voudrait que cela ne se voit pas. Mais, pourquoi grand dieu est-ce que je rougis lorsque je croise mon moniteur d'auto-école à la terrasse d'un café? Pourquoi est-ce que je rougis quand des gendarmes demandent de nous arrêter sur le bas-côté alors que ce n'est pas moi qui conduit!
- Quel drôle de géranium!

Mais je ne rougis plus lorsque je vais à la boulangerie ou lorsque je vais acheter des légumes au marché ou lorsque je suis malade, ou fatiguée, ou, ou, ou...non, je ne vois pas.

Timide, facilement impressionnable.

- Loulou, Loulou?
- Oui, c'est moi!


Photographies:
Note personnelle: un grand coup de cœur pour ce blog Feaverish photography présentant les travaux de photographes, exceptionnels pour la plupart.

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