mardi 29 septembre 2009

Sourire et puis rire



- Pas de commentaires?
- Non, les photos parlent d'elles-mêmes. J'ai très mal à la tête aussi et je suis toujours un peu nostalgique, quand je reviens d'un voyage, alors je m'arrête là pour aujourd'hui! A très bientôt!


Photographies:

jeudi 24 septembre 2009

Paris sera toujours


Je pars en week-end voir mes copines à Paris, ville de mon cœur, ville de mon rêve, nostalgie, fête, jeunesse, liberté chérie! J'exagère! Je suis simplement heureuse d'y retourner de temps en temps!

Passez tous une très bonne fin de semaine! Je vous embrasse et vous aime lecteurs adorés!


Photographie:

mercredi 23 septembre 2009

Poterie, vaisselle et porcelaine





Cela fait quelques jours, que je voulais vous montrer ces objets. Je me décide enfin! Plus, je les regarde, plus je les trouve magnifiques, splendides. Ils se marieraient parfaitement avec ma porcelaine et ma faïence!

En réalité, ma vaisselle est plutôt un assemblage hétéroclite et dépareillé, d'objets d'origines les plus diverses: un sucrier ayant appartenu à ma grand-mère, une tasse décorée du fameux Pont Charles de Prague, offert par un de mes frères, à son retour de vacances passées là-bas, des assiettes chinées dans des vides greniers, d'autres tasses et une essoreuse à salade achetées chez Tati, avec mon amie Méliko (t'en souviens-tu?), d'autres assiettes et des couverts Guy Degrenne, cadeau de ma belle-maman à son fils chéri, des objets que je traîne depuis ma première chambre étudiante, en résidence universitaire. Ils ont supporté bien des déménagements. Je n'ose pas même les compter. Serais-je atteinte d'un virus étrange qui m'empêche de m'établir longtemps au même endroit? Éternellement insatisfaite?

- Pitié, Miette! Non! Ne recommence pas à geindre, s'il te plaît! Que se passe-t-il encore?
- Non, non rien, tout va bien! Une pensée en amenant une autre... Mes parents déjà...enfin je ne vais pas revenir là-dessus!
- Merci Miette! Présente nous plutôt la créatrice de ces objets que tu trouves si beaux!
- Oui, bien sûr! Où avais-je la tête? Il s'agit de la boutique Whitney Smith Pottery sur Etsy. Oui, pour en revenir à ce que je disais, quand j'étais petite, mes parents ont eux-mêmes déménagé un certain nombre de fois, même quand ils habitaient encore là-bas, loin, hors de nos frontières. J'étais à peine née, qu'ils se préparaient déjà pour le grand chambardement. Enfin, quand on décide d'avoir des enfants, c'est que, on est installé, rangé. Tout est de la faute de mon père. Je suis sûre d'avoir été profondément traumatisée par ce grand départ pour l'inconnu, alors que je n'avais pas six mois...

- Ouh ouh? Il y a encore quelqu'un ? Oui? Non, personne! Revenez! Revenez! J'arrête, je vous promets! Bref! Et... que pensez-vous de cette vaisselle? Jolie, n'est-ce pas?
- Ah oui, j'adore! C'est merveilleux!
- Tu trouves?
- Oui! Bien sûr!
- Oh merci, merci!
- Oui, enfin ce n'est pas toi qui l'a créée. Modère un peu ton enthousiasme!

Il est temps de vous dire au revoir, les amis, mon alter égo n'aime pas que je m'emporte!

Je vous salue donc et vous dit à très bientôt!

Whitney Smith Pottery sur Etsy.

mardi 22 septembre 2009

Une lumière si douce


Il faudrait que je prenne le temps de m'interroger sur cette photo. Pourquoi me touche-t-elle tant? Dans le même temps, j'ai simplement envie de rester sous l'effet de sa grâce, sans chercher à la questionner. Moment sublime d'émotion.

Ici le soleil brille, j'aime mon fiancé, le linge sèche sur le balcon, mon neveu a reçu tant de cadeaux qu'il ne sait pas, quel est celui que je lui ai offert, mon frère a été charmant au téléphone, je n'ai plus mal au ventre, je vais au cinéma ce soir, j'ai bu ce week-end un délicieux vin espagnol et fait mon premier poulet rôti...quelle vie, mes amis, remplie de trop de bonheurs parfois...je m'en inquiète, mais profite de chaque instant ...

Passez un bel après-midi.


Photographie:

Une définition de l'élégance


Je trouve cette photo sublime, le cadre, la lumière, le modèle, sa silhouette, son allure, son costume, sa coiffure, jusqu'à sa manière de tenir sa cigarette... Dandy terriblement féminin. J'aime quand les frontières se brouillent, quand on mélange les genres, quand on ne sait plus qui l'on est, le mystère.

Si quelqu'un sait qui est l'auteur de cette photo, je serais ravie d'en savoir plus!

Merci à Gabrielle de Villa Clair Matin qui m'informe que la photo serait de Helmut Newton, pour le Vogue Paris et daterait des années 1970.

samedi 19 septembre 2009

Très couture!



Hier soir, j'ai pris mon premier cours de couture! Je suis aux anges!

Je rêve d'apprendre à coudre depuis que je suis toute petite. Adolescente, je voulais même devenir styliste... Je souris, je ne regrette pas, mais il y a toujours eu, cette envie lointaine, restée longtemps inaccessible.

Ma grand-mère a été un temps couturière, dans son pays natal. Puis, lorsqu'elle est arrivée en France, elle s'y est remise. Je l'ai souvent vue coudre sur sa belle machine, qui me fascinait car elle semblait être dotée d'une vie propre. Quand elle ne s'en servait pas, elle trônait fièrement dans son étui, dans le couloir entre la cuisine et le salon, sur le meuble à chaussures. Je la regardais avec envie, chaque fois que je passais à côté d'elle.
Un jour, très lointain, je me souviens avoir cousu quelque chose avec ma grand-mère, quelque chose de très simple, des draps peut-être, je ne sais plus très bien. Et cela a été tout.

Depuis une dizaine d'années, ma grand-mère ne coud plus, ses doigts, attaqués par l'arthrose, ne répondent plus.
La machine ne servait plus. Elle restait à sa place, abandonnée, inutile. Comme pour la coccinelle de mon grand-père, ma grand-mère me disait, un jour, elle sera à toi. Alors, j'ai attendu, patiemment, n'y croyant pas vraiment. Je n'osais lui rappeler sa promesse. J'attendais, j'oubliais, je rêvais. J'ai même pensé en acheter une, mais non, je préférais attendre.
Je pense que du vivant de mon grand-père, elle ne me l'aurait pas cédée. C'est lui, qui l'avait achetée, je crois, elle était sans le sou à son arrivée en France, peut-être était-ce même son cadeau de mariage!

Début septembre, je suis allée à Lille, voir ma grand-mère. Cette fois-ci tout était entendu, je pouvais prendre la machine. Il me fallait seulement me munir d'une valise assez grande et solide, pour pouvoir transporter cette enclume!

Ce fut fait, j'ai trouvé un cours de couture à Rennes. "C'est une super machine", m'a dit la couturière, "un peu vieille, mais très perfectionnée et costaude avec ça." J'étais fière!
Je vais me faire un joli chemisier tout simple pour commencer. Je suis ravie! Faire mes propres vêtements, qui seront coupés à ma taille! Plus de complexes dans les magasins, parce que je ne rentre pas dans les standards, parce que je ne trouve jamais de robe qui me sied bien, plus besoin de passer des heures à trouver un pantalon qui tombe correctement. Je suis sauvée!


Photographies:

mercredi 16 septembre 2009

...ou en couleur!




Aller, je termine la série et après promis, je passe à autre chose!

Ces photos ne sont-elles pas irrésistibles?
On a presque envie de courir se glisser sous sa couette, là tout de suite, sans attendre, avec un bon livre. D'autant plus que j'ai commencé le fameux Millénium et que j'ai du mal à décrocher. D'autant plus qu'aujourd'hui, le temps est gris, on ne peut plus, une vraie journée d'automne bretonne...

J'ai eu froid toute la journée. Un rhume, peut-être? J'ai passé plus d'une heure au marché, ce matin, petite veste pour vent frais et crachin.
Je suis d'humeur bavarde aujourd'hui. Je vous raconterais bien ma journée dans ses moindres détails, mais est-ce bien intéressant? Aller, tout de même: je me bats avec ma banque, pour qu'elle me rembourse une somme d'argent assez conséquente, qui m'a été volée, il y a plusieurs mois. Je n'ai aucun moyen de pression. Peut-être devrais-je contacter un avocat? Toute cette histoire me met hors de moi.

J'étais en froid avec mon fiancé, mais j'ai l'impression, que cet après-midi, nous avons retrouvé une même onde, longueur, connivence. Comment se fait-il que ce sentiment soit si fragile, que ce lien soit à la fois si profond et pourtant toujours prêt à se rompre? Un jour oui, un jour non, mais au fond, une envie, qui elle n'est jamais désespérée, de continuer.

Je vous salue mes amis et vous retrouve très vite!


Photographies:

mardi 15 septembre 2009

Rêver en noir & blanc...




Vous vous dites sûrement, et je minimise un peu les faits, que je suis légèrement obsessionnelle. Je ne vous donne pas tout à fait tord! Nous le sommes tous un peu, non? Dis-je cela pour me rassurer? Qu'importe!

Saviez-vous que le manque de sommeil peu rendre fou? Cela me rapelle Insomnia de Christopher Nolan, avec Al Pacino. C'est précisément l'histoire du film. Un homme ne dort plus et perd tout sens des réalités ou plutôt, la conscience de la réalité de ce qu'il vit.

Mais, je m'égare, je voulais parler de rêves. J'aime beaucoup que l'on me raconte ses rêves. Étrangement, je n'aime pas les voir décrits dans un récit ou un roman...

Faites de jolis rêves les amis!

Rêvons-nous en couleur ou en noir & blanc?


Photographies:

Sourires



Les occasions de sourire ne devraient pas manquer et pourtant elles me paraissent plus rares, ces temps derniers.

Ma grand-tante a dit un jour à ma mère, que je n'aurais aucun problème pour trouver un mari avec ce sourire-là! Oui, mais il existe des sourires si différents, qui peuvent dire tant de choses et leur contraire.

Pourtant, c'est si beau, un visage qui sourit.


Photographies:

lundi 14 septembre 2009

Revoir des films qu'on a aimé et retrouver le goût du navet!

Ah, Le chignon d'Olga! Lorsque je l'ai vu à la bibliothèque, je me suis "Je me souviens avoir eu très envie de voir ce film". Arrivée chez moi, je suis rendue compte que je l'avais déjà vu, mais quel plaisir, quel bonheur de le revoir! Dire que le réalisateur, Jérôme Bonnell avait à peine 23 lorsqu'il l'a tourné. Les acteurs sont formidables, dont Florence Loiret-Caille, j'adore son côté oiseau écorché, rebelle et belle. Clothilde Hesme y joue un petit rôle. Histoire d'amour à la sortie de l'adolescence, histoire de deuil, tout en pudeur, histoire d'amour père-fille... C'est touchant, émouvant, poétique....


Un conte de Noël d'Arnaud Desplechin. Un chef d'œuvre, si l'on aime les histoires de famille. Où j'ai pris conscience, qu'il n'était pas du tout évident que les parents aiment leurs enfants, et les enfants leurs parents. Mais, après, à la réflexion, il me semble que l'enfant est en quête permanente de l'amour, de la reconnaissance, au moins. Je n'avais jamais vu la famille sous cet angle: libérateur.
Réalisatrice fétiche: Sophie Fillière. J'aime tous ses films. Il y a là tout ce que j'aime au cinéma et que j'aimerais avoir dans la vie: la fantaisie...
Le navet dans toute sa splendeur. Il existe donc des films qui soient à ce point ratés. Je n'en attendais pas grand chose, de la légèreté, un peu de bêtise, de grandes larmes éventuellement. Rien de cela, un ennui profond...

Et vous quels sont vos films préférés, ceux que vous avez vus et aimés récemment?

Bonne journée à vous mes amis!

Bain


J'aime prendre des bains très chauds.

Mon moment préféré, est celui où je me glisse dans l'eau, qui me brûle au point de me faire presque mal. Parfois, je dois ajouter un peu d'eau froide.

Je rentre un pied, puis l'autre. J'attends un peu, pour voir si la température est supportable. Je m'accroupis doucement, les mains et les fesses entrent dans l'eau. C'est le moment de l'extase: détente. L'eau brûle un peu, juste assez pour sentir mon corps se décomposer, s'échapper. Je reste assise ainsi plusieurs minutes, la tête hors de l'eau, le dos droit, les jambes allongées, sans bouger.

Après un long instant, je me penche lentement en arrière, pour mouiller mon dos. J'entre les bras, les épaules et le cou. Ne dépassent que les deux pointes de mes seins. Je m'amuse à les recouvrir d'eau, à faire des vagues avec mes mains, comme une enfant. Oui, je remplis rarement totalement la baignoire , une conscience écologique me taraude toujours, mais pas au point de m'empêcher ce plaisir. Les cheveux relevés par une pince, la tête reposant sur le dossier de la baignoire, je commence à avoir chaud, mes jambes se font lourdes. J'adopte alors ma position favorite, la tête repose sur un bord de la baignoire, les jambes hors de l'eau appuyées sur le côté opposé.

J'essuie mes mains à la serviette rose qui pend au-dessus de ma tête et prend le livre que j'ai pris soin de poser à côté de moi. J'aime ce moment de solitude, mais pas vraiment, ce moment passé avec moi. Ce moment égoïste. Ce moment de calme, où rien ne peut me distraire de ma lecture. Je reste ainsi longtemps. L'eau rafraîchit un peu, je pense à m'extirper doucement.

Hier, j'ai expérimenté le "spa-maison" suivant une recette du Elle magazine, je versais du lait de chèvre dans l'eau du bain. Il fallait aussi du lait d'avoine ou d'amande, je ne sais plus, mais je n'en trouvais pas. Avant d'entrer dans l'eau, je devais enduire mon corps de miel. Ce que je fis sans aucun remords, fille d'apiculteur, je n'en manque pas. Il aurait fallu le réchauffer un peu au bain marie pour qu'il glisse mieux sur la peau. Toute luisante, je rentrais dans mon bain de lait. Quel doux parfum de friandise, de gâteau!


Photographie:

dimanche 13 septembre 2009

Tarte biscuitée à la rhubarbe




Alors là, les amis, c'est de la haute voltige! J'ai l'impression d'être entrée dans la cour des grands! Oui, bon, il faut que je modère mon enthousiasme! Je ne suis pas devenue un grand chef pour autant, mais soyons francs, qui eût cru que je réaliserais un tel dessert, il y a seulement un an, voire quelques mois? Personne!
Mes frères sont toujours persuadés que je n'aime pas et que je ne sais pas cuisiner. Ils non pas tord, cela a longtemps été le cas. Ma mère, chaque fois que je lui fait part de mes dernières réussites, fait de grands yeux ébahis! Ma fille, mais que t'arrive-t-il? Elle est fière, il lui semble qu'elle m'a transmis l'amour de la cuisine. Oui, mais bon, il a été long à venir et puis, j'ai plus souvent goûté, sa divine cuisine, que je n'y ai participé. Sauf pour jouer le rôle du second, du sous-fifre, tout juste bon à éplucher les pommes de terre et les carottes! Non, je ne me plains pas! Ma mère est merveilleuse!

- Alors donc, me direz-vous, qu'a-t-il donc de si spécial ce dessert?
- Eh bien, vous répondrais-je, il comporte plusieurs couches!
- C'est tout?
- Mais, oui et c'est déjà beaucoup! Et j'ai dû faire une crème anglaise au bain marie (je n'avais jamais fait ni l'un, ni l'autre) et une compote de rhubarbe (je vous l'accorde, ça n'a rien de sorcier) et une pâte sablée!
- Effectivement, ça fait beaucoup pour un seul dessert!
- Ah? Vous voyez!
J'entends déjà les sourires des pros: "Ah, ...l'enthousiasme du débutant...!"

Un grand merci, une fois de plus à Loukoum de Beau à la louche pour son inspiration, ses recettes si délicieuses et si bien décrites!

La tarte biscuitée à la rhubarbe
(in Journal de mes expérimentations culinaires n°10)

Ingrédients

Pour la pâte:
  • 75 g de beurre mou (salé ou non, auquel cas, ajoutez une pincée de sel)
  • 50 g de sucre glace
  • 40 g de poudre d'amande (torréfiée ou non)
  • 1 zeste de citron (moi j'ai mis 1 cuillère à café de vanille, je n'avais pas de citron sous la main, c'était très bien aussi)
  • 1/2 œuf battu
  • 100 g de farine (voir plus, je trouve qu'il en manquait un peu)
Pour la garniture:
  • 1 kg de rhubarbe
  • 70 g de sucre blond
  • 1 jaune d'œuf
  • 20 g de sucre semoule
  • 100 ml de lait
  • 1 paquet de biscuits roses de Reims (moi j'en ai mis 1/2)

Préparation

Pâte:
  • Mélanger le beurre et le sucre glace, ajouter la poudre d'amande, le zeste de citron ou la vanille, le 1/2 œuf, la farine en mélangeant bien entre chaque ingrédients.
  • Former une boule, emballer dans du papier-film et réserver au frigo.

Rhubarbe:
  • Rincer, couper les extrémités, éplucher grossièrement et couper des tronçons de la largeur du moule à tarte, pour recouvrir toute la surface. Réserver.
  • Couper le reste de rhubarbe en dés, les mettre dans une casserole avec les 70 g de sucre bond.
  • Faire cuire à feu doux pour obtenir une compote.

Crème anglaise:
  • Fouetter le jaune d'œuf avec les 20 g de sucre semoule dans un bol, jusqu'à ce que le mélange blanchisse.
  • Porter le lait à ébullition, puis le verser en un mince filet sur le mélange œuf-sucre, sans cesser de fouetter. Il se forme une couche de mousse.
  • Mettre ce mélange dans une casserole et faire cuire au bain-marie, en mélangeant doucement avec une cuillère en bois. Cette opération est assez longue. La mousse doit disparaître et la crème napper la cuillère.
  • Ajouter la crème anglaise refroidie à la compote de rhubarbe.
Tarte:
  • Étaler la pâte entre une feuille de papier sulfurisé et une feuille de papier-film, elle doit être plutôt fine
  • La garnir de crème anglaise à la rhubarbe
  • Recouvrir de biscuits roses de Reims
  • Recouvrir avec les tronçons de rhubarbe
  • Saupoudrer de sucre: c'est ma petite note personnelle, car les tronçons n'ont pas fondu comme prévu dans mon four, je pense donc qu'il faudrait les saupoudrer de sucre pour qu'ils rendent un peu de jus et fondent un peu en compote.
  • Cuire 1 heure à 160°
Ouf! C'est fini! C'est esthétique, admirez le contraste entre le rose des biscuits et la compote verte. Et c'est délicieux!
Et je sais faire une crème anglaise maintenant! Et je vais encore épater ma maman!

Bon appétit les amis!


Photographies:

L'automobile



Prologue

Le moniteur d'auto école a dit à la secrétaire: "maintenant, on ne peut plus rien faire pour elle".

Elle me l'a répété, je n'ai pas protesté, j'ai sourit.


Récit

Mon grand-père (enfin beau-grand-père. Pourquoi cette précision? Elle est de taille, je vous assure) avait une coccinelle vert bouteille. Il m'a souvent répété et promis, que lorsque je serais grande, il me la donnerait. Oui, toute petite déjà, j'adorais cette voiture. Il y a quelques années, il l'a revendue à un passionné. J'étais très déçue. Je l'ai croisée une fois, bavardé même avec son nouveau propriétaire, l'air de rien, cachant ma jalousie et contente finalement qu'il en prenne grand soin.

Je me rappelle d'un long voyage fait avec mon père, un des rares moments, où nous étions ensemble, tous les deux. Il m'emmenait, je crois, en colonie de vacances. Je devais avoir entre 7 et 10 ans. Je ne sais pas pourquoi mon père avait emprunté la voiture de mon beau-grand-père pour faire le voyage entre Lille et la Normandie. Mes parents habitaient où alors? Dans l'est de la France peut-être. Tout cela devait avoir une raison tangible, dont je ne savais rien. On prend rarement le temps d'expliquer les choses aux enfants, qui parfois ne pensent pas à poser de questions.

Ce voyage était pour moi un rêve incroyable, inespéré. Faire cette longue odyssée, dans la belle coccinelle verte. Ce qui était plus étrange, c'était de le faire avec mon père. Nous n'avons pas dû beaucoup échanger. Je me souviens du silence, du soleil et de ma gêne d'être là avec lui. C'était mon père, mais c'était un inconnu, qui m'impressionnait beaucoup. Pourquoi s'occupait-il soudain de moi? Je ne savais pas quoi dire, lui non plus sûrement, ou plutôt était-il ailleurs, dans ses pensées, ses tracas, ses angoisses, ses rancœurs dont j'ai hérité. Ma joie, cependant dépassait ce malaise, un long voyage dans cette coccinelle qui un jour serait mienne, plusieurs heures ensemble, sur des routes désertes de campagne. Une véritable aventure!

Il me revient en mémoire, un jeu que j'aimais beaucoup faire, enfant, lors des longs trajets qui nous emmenaient ma famille et moi, du nord vers la Provence, destination de nos vacances. C'était bien avant que mes parents ne réalisent leur rêve de s'installer là-bas. J'aimais beaucoup m'amuser à deviner, si les voitures qui passaient étaient gentilles ou méchantes. Tout était dans l'avant des voitures et dans l'expression des phares, enfin je veux dire dans leur disposition. Parfois, elles avaient l'air de sourire, ou paraissaient très en colère, voire tristes...

Parlant de voitures, j'aime tout autant les Fiat 500.

Selon la légende familiale, mes parents, mon grand-frère et moi, serions partis de notre pays natal pour la France, dans une Fiat 500. Mes parents avaient rempli cette petite voiture et avaient laissé tout ce qui n'y rentrait pas, c'est-à-dire presque tout, dans leur grand appartement, qu'ils avaient dû échanger contre des passeports. Puis partirent pour un pays, dont ils ne connaissaient rien. Mon frère avait 5 ans, j'avais 6 mois, mes parents un trentaine d'années. Devaient-ils être fous et inconscients pour faire une chose pareille?


Photographie:

samedi 12 septembre 2009

Dormir


Je dors mal en ce moment et je suis sûre que si j'avais un lit comme celui-ci, dans une chambre comme celle-là, qui serait forcément dans une maison au bord de la mer, je dormirais comme un ange.

Je n'aurais aucun tracas, ma vie ne serait que joie, insouciance, légèreté. Je n'aurais besoin que du réconfort des bras de mon amour qui suffiraient à mon bonheur.

Je n'aurais plus besoin de chimie, de psy, de pleurer, de mentir. Je n'aurais plus besoin d'être constamment rassurée. Je n'aurais plus peur de mon avenir et accepterais mon passé. Ils ne seraient plus un fardeau, dont je ne sais, aujourd'hui, comment me défaire. Je serais fière de moi, de ce que j'ai vécu, de ce que je suis. Je ne me poserais d'ailleurs plus, ce genre de questions. Je n'aurais plus peur ni des autres, ni de moi. Je n'aurais plus rien à prouver, je n'aurais plus honte.
Je serais au paradis.

Je ne serais plus ici, je pense.

Mais, je peux rêver.

Je voudrais juste dormir, me lever reposée.
Je suis heureuse pourtant, un peu mélancolique.


Photographie:


jeudi 10 septembre 2009

Les bandes dessinées de Camille Jourdy




J'ai découvert les livres de Camille Jourdy grâce à Les lubies de Patoumi qui parlait de la série Rosalie Blum et qui en disait le plus grand bien.

Les dessins des couvertures me donnaient très envie, je tentais de garder le titre en mémoire. Le temps est passé, j'en ai encore entendu parler ici ou là...de plus en plus curieuse. Quelle ne fut pas ma joie et ma surprise, quand, allant à la bibliothèque la semaine dernière, je tombais sur les deux premiers tomes de Rosalie Blum.

Les dessins sont très beaux, doux, poétiques, étranges. L'histoire intrigue, laisse un temps perplexe et puis on est très vite happé par sa lecture. Il y a une petite enquête, enfin un mystère à résoudre, c'est drôle, émouvant. Dans le deuxième tome, on rit carrément aux éclats, le premier est plus mélancolique, l'intrigue se met en place.

Je refermais le deuxième tome au bord de l'apoplexie et pour cause: je n'ai pas le troisième tome! Je doute le trouver aussi facilement à la bibliothèque, avec un peu de chance...sinon quoi? Il faudra agir!

J'empruntais aussi un précédent ouvrage de Camille Jourdy, Une araignée, des tagliatelles et au lit, tu parles d'une vie! C'est très beau aussi. Ce sont de courtes histoires qui finissent par en devenir une plus longue, complètement loufoque (j'adore ce mot!)! J'ai adoré la poésie, les rêves d'évasion, d'écriture...

Bonne lecture les amis!

Et vous quelles sont vos récentes découvertes?


mercredi 9 septembre 2009

Un fim en noir & blanc par Eugenio Recuenco





Comme un vieux film des années 30, maquillage et coiffures d'époque, coupe garçonne, bouche bien dessinée et pommettes rehaussées, ces photos quelque peu outrancières sont magnifiques. Tout y est, les décors en carton-pâte et les petites starlettes.

J'ai découvert Eugenio Recuenco très récemment, grâce à Bluebird Vintage Blog.

Photographe espagnol, né à Madrid, son travail jouit d'une renommée internationale. Il a réalisé de nombreuses séries de mode, des campagnes publicitaires ainsi que des expositions personnelles. A la fois provocateur et élégant, il crée des univers très divers, souvent mystérieux, très cinématographiques. Il y a un peu d'Almodovar en lui, de Caro et Jeunet, de Ed Wood.

Je vous invite à découvrir son travail impressionnant tant par sa profusion que par sa qualité et sa diversité.

Derniers rayons de soleil avant...



Je n'en dirai pas plus, on nous rabat assez les oreilles avec ça en ce moment, mais ces photos sont superbes, n'est-ce pas?

Passez tous une très bonne journée, ensoleillée. Ici le soleil joue à cache-cache, c'est ce qu'il préfère.

Photographies:

mardi 8 septembre 2009

Non ma fille


J'ai énormément aimé ce film. L'héroïne qui cherche, s'empêtre, essaie de faire au mieux et n'y arrive pas, coule, sombre... Il y a la famille encombrante, certes, qui veut aider mais fait du mal, aide tout de même, présente, rassurante, aimante.

Je suis étonnée, que dans tout ce qui a été dit de ce film, on ne parle que de cette mère à qui l'on reproche d'avoir quitté son mari, de mal faire. Je suis d'accord. Les mères, les pères, les maris, les sœurs et les autres savent toujours mieux ce qu'il faut faire. C'est vrai. Pourtant, pourquoi n'évoque-t-on jamais sa dépression? Je me trompe peut-être. On ne voit que la mère et pas la femme, l'être humain qui souffre, qui ne trouve plus, qui soudain ne sait plus. Elle le dit si justement qu'elle étouffe et d'autres choses encore.

Il y a aussi cette chanson magnifique de XTC, Manking plans for Nigel et tous ces acteurs que j'adore et qui sont merveilleux et la poésie, le côté littéraire, récité parfois et qui ne sonne jamais faux.

Je crois que j'irai le revoir et je noterai ce passage qui me parlait tant et dont je ne me souviens plus.

Quand j'étais petite...




j'adorais faire de la balançoire, prendre de la vitesse, aller plus haut, encore plus haut, me pencher en avant puis en arrière, lever les jambes, tirer sur la corde avec mes bras si menus et pourtant arriver à m'élever, encore, encore, et puis avoir peur de faire un tour complet, ralentir un peu.

J'étais légère, oiseau, libre. J'étais seule sans personne devant qui me cacher, disparaître. J'étais moi, heureuse, insouciante enfin.

J'en garde un souvenir tellement fort. D'autres enfants ont du connaître cela, dans d'autres lieux, d'autres circonstances, d'autres adultes s'en souviennent peut-être...


Photographies:

lundi 7 septembre 2009

Et je voudrais m'allonger dans mon lit...


et ne plus rien faire... Mais la vie est là, continue, avec moi, même si je n'en vois pas le sens, j'attends...


Photographie:

Aujourd'hui, je pleure...


Rien de grave. Juste une déception supplémentaire qui s'ajoute à une liste qui commence à être bien trop longue...


Photographie:

vendredi 4 septembre 2009

Les vitrines d'Arnold Goron




Arnold Goron est un vrai touche à tout! Il suffit de lire son CV pour s'en rendre compte.

Il a fait des études de graphisme, a ensuite fait du mobilier, travaillé dans le cabinet de Jean Nouvel. Pendant 4 ans, il a réalisé les maquettes de Libération! Soufflez...ce n'est pas finit! Il a fait de la pub, a voyagé... Et puis, finalement, il est revenu à ses premières amours, la sculpture!

Aujourd'hui, il expose ses œuvres, fait des installations, réalise des vitrines, notamment pour Isabelle Marant, que vous voyez en photo, ici, mais que vous avez peut-être déjà vu à Paris.

Moi, j'adore, je suis en extase devant cet ange et cette lampe est absolument fabuleuse. Vous pensez que c'est difficile à réaliser? Je suis dans un humeur bricolage en ce moment, comme vous vous en êtes peut-être rendu-compte (les chaises). Hier après-midi, j'ai fait un mini "head band" et des colliers. Ah, si j'avais un vrai talent de photographe, je n'hésiterais pas à vous les montrer, mais....

En attendant, je vous invite à découvrir le travail Arnold Goron sur son site!

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